Alimentation et grossesse : faire les bons choix pendant cette période charnière

Alimentation et grossesse : faire les bons choix pendant cette période charnière

Alimentation et grossesse : faire les bons choix pendant cette période charnière

Dès les premières semaines de grossesse, les questions sur l’alimentation se bousculent.

Peut-on manger du fromage ? Faut-il vraiment « manger pour deux » ? Comment savoir si on manque de fer, de vitamine D, d’oméga-3 ? Comment éviter le diabète gestationnel ? Et que faire quand les nausées ou les remontées acides rendent chaque repas compliqué ?

Le problème, ce n’est pas le manque d’informations, mais leur surabondance. Sur internet, chaque site, chaque forum, chaque story Instagram y va de son conseil. Une amie vous dira une chose, votre mère en dira une autre, et le premier article venu en dira une troisième. Résultat : beaucoup de femmes enceintes finissent par se méfier de tout, et par s’interdire des aliments sans même savoir pourquoi.

Pourtant, l’alimentation pendant la grossesse répond à une vraie logique, fondée sur les nombreux changements physiologiques qui s’opèrent dans le corps : augmentation du volume sanguin, formation du placenta, adaptation des capacités d’absorption intestinale, etc. Autant de transformations qui expliquent, une par une, les besoins spécifiques de cette période.

Voici un aperçu des grandes questions qui reviennent le plus souvent.

Le poids pendant la grossesse

La prise de poids pendant la grossesse est sans doute le sujet qui génère le plus d’anxiété. Trop peu, on s’inquiète pour le bébé. Trop, on culpabilise.

Pourtant, la balance ne raconte qu’une petite partie de ce qui se passe réellement dans le corps pendant ces neuf mois.

Alors, quelle prise de poids est réellement normale ? Et surtout, comment accompagner ces changements sans tomber dans le contrôle permanent ni les restrictions ?

La réponse est bien plus nuancée qu’un simple chiffre.

Plusieurs sortes de féculents

Des besoins nutritionnels qui augmentent, trimestre après trimestre

« Manger pour deux » est probablement l’expression la plus trompeuse de la grossesse. Au premier trimestre, les besoins énergétiques n’augmentent en réalité que très légèrement. C’est au deuxième trimestre que les besoins augmentent plus nettement, avec la croissance et la maturation des organes du bébé, puis encore un peu plus au troisième trimestre.

Ce n’est donc pas la quantité globale de nourriture qui doit changer du jour au lendemain, mais la qualité et la régularité des apports, qui évoluent progressivement au fil des trimestres pour accompagner chaque étape du développement du bébé.

Aliments interdits ou déconseillés : entre vraies précautions et fausses idées

Toxoplasmose, listériose, salmonellose… la grossesse s’accompagne de nombreuses recommandations alimentaires.

Certaines précautions sont indispensables. D’autres idées reçues peuvent, au contraire, conduire à des privations inutiles.

Viande, fromage, poisson, charcuterie, œufs, produits crus… où se situe réellement la limite entre prudence et excès ?

Et surtout, quelles habitudes simples permettent de réduire les risques au quotidien ?

Nausées, constipation, remontées acides : adapter son alimentation aux petits maux du quotidien

Avant même de parler de nutriments, il y a souvent une réalité beaucoup plus concrète : les symptômes de la grossesse.

Nausées, constipation, remontées acides, dégoûts alimentaires… certains petits maux peuvent rendre l’alimentation beaucoup plus compliquée qu’on ne l’imaginait.

Pourtant, quelques ajustements peuvent parfois changer considérablement le quotidien.

Encore faut-il savoir lesquels, et à quel moment de la grossesse les mettre en place.

L’hydratation et la question de la caféine

On parle énormément de ce qu’il faut manger pendant la grossesse, mais beaucoup moins de ce qu’il faut boire.

Hydratation, café, thé, maté, matcha… les recommandations sont nombreuses et parfois difficiles à interpréter.

Quelle quantité boire ? Faut-il vraiment supprimer le café ? Et quelles habitudes peuvent aider lorsque certains symptômes deviennent plus présents ?

Carences, collagène, choline : des besoins dont on parle trop peu

Certains nutriments sont désormais bien connus des futures mamans. D’autres, comme la choline, restent beaucoup plus mystérieux alors qu’ils ont pourtant leur importance.

Et que dire du collagène ? Des protéines ? Du DHA ?

Quels sont réellement les nutriments à surveiller pendant la grossesse, et surtout, comment les couvrir naturellement par l’alimentation ?

Vitamines et minéraux : lesquels surveiller, et pourquoi ?

Vitamine D, fer, magnésium, vitamine B9… la liste des vitamines et minéraux à surveiller pendant la grossesse peut vite sembler interminable.

Pourtant, tous n’ont pas la même importance au même moment. Certains besoins évoluent au fil des trimestres et méritent une attention particulière.

L’objectif n’est pas de tout contrôler, mais de savoir quels nutriments privilégier, pourquoi, et comment les couvrir au mieux grâce à l’alimentation.

Le diabète gestationnel : une inquiétude fréquente

Le diabète gestationnel touche une part non négligeable des grossesses. Il est dépisté une première fois par une glycémie à jeun au premier trimestre, puis confirmé si besoin par un test plus complet (l’HGPO) entre la 24ème et la 28ème semaine.

Qui est réellement concernée ? Peut-on agir sur son alimentation avant le dépistage ? Que faut-il changer lorsque le diagnostic tombe ?

Contrairement à certaines idées reçues, la réponse ne consiste pas simplement à « supprimer le sucre ».

Un e-book pensé pour répondre à ces questions, simplement

Après plus de dix ans passés à accompagner mes patients sur le plan nutritionnel, ma propre grossesse a été l’occasion d’approfondir encore ces questions, cette fois de l’intérieur.

Cette double expérience, professionnelle et personnelle, est à l’origine de cet e-book. Il est là pour vous accompagner tout au long de votre grossesse et vous donner des informations et conseils sur : la prise de poids, l’évolution des besoins nutritionnels trimestre par trimestre, les aliments à éviter (et ceux qu’on peut garder), les petits maux du quotidien, l’hydratation, les risques de carences, le collagène, la choline, les vitamines, les minéraux, et le diabète gestationnel.

L’objectif n’est pas de rajouter des règles ou des interdits à une période déjà chargée en injonctions, mais de vous donner des repères clairs et fiables, construits à partir de connaissances nutritionnelles réelles et actualisées, pour que vous puissiez manger sereinement pendant votre grossesse, sans vous perdre dans des informations contradictoires.

Cet e-book est un outil d’accompagnement complémentaire et ne remplace pas un suivi médical ou diététique personnalisé.
En cas de doute ou de situation particulière, un rendez-vous en consultation permet d’adapter ces repères à votre situation.

Pourquoi manger des féculents ?

Pourquoi manger des féculents ?

Pourquoi manger des féculents ?

On les appelle souvent « sucres », mais ils sont bien plus que ça. Ils représentent jusqu’à 55 % de l’énergie de ta journée – autrement dit, ils sont indispensables !

Cependant, tous les glucides ne se valent pas. On distingue notamment les sucres libres (ajoutés aux aliments ou présents dans les produits transformés), dont la consommation excessive est associée à un risque accru de surpoids, d’obésité, de diabète de type 2 et d’autres problèmes de santé. Ces sucres sont aujourd’hui très présents dans les produits industriels.

À l’inverse, les féculents (pain, pâtes, riz, pommes de terre, semoule, légumineuses, etc.) apportent principalement des glucides complexes, particulièrement intéressants pour l’organisme.

Pour mieux comprendre leur rôle, imaginez votre corps comme une voiture : il a besoin d’un carburant de qualité pour fonctionner efficacement. Les glucides complexes agissent comme un carburant à diffusion lente. Ils fournissent de l’énergie progressivement tout au long de la journée, permettant au corps et au cerveau de fonctionner de manière optimale et durable.

Contrairement aux sucres rapides, qui provoquent des pics puis des chutes brutales de glycémie, les féculents favorisent une énergie plus stable, une meilleure satiété et une concentration prolongée. C’est pourquoi ils ont toute leur place dans une alimentation équilibrée, idéalement à chaque repas et en privilégiant les versions complètes ou peu raffinées.

Varier les sources de féculents

Pour profiter pleinement de leurs bénéfices nutritionnels, pensez à diversifier les sources de féculents

  • Pain (complet, céréales)
  • Riz blanc, complet, semi-complet
  • Pâtes, complètes, fraîches
  • Quinoa
  • Boulgour
  • Semoule
  • Pommes de terre
  • Lentilles, pois chiches, haricots secs et autres légumineuses

Tous les féculents n’ont pas le même pouvoir rassasiant. Plus ils sont riches en fibres et en protéines, plus ils procurent une sensation de satiété durable. C’est notamment le cas des céréales complètes et des légumineuses.

Grâce à leur composition, ces aliments ralentissent la digestion et permettent une libération progressive de l’énergie.
Résultat : une faim mieux contrôlée, une énergie plus stable et moins de fringales entre les repas.

Plusieurs sortes de féculents

Quantité de féculents recommandée

La quantité de féculents dont vous avez besoin dépend principalement de vos dépenses énergétiques, de votre âge, de votre mode de vie et de votre niveau d’activité physique.

Notre organisme a besoin d’énergie tout au long de la journée, avec des besoins généralement plus importants le matin et en journée, lorsque nous sommes les plus actifs. Le soir, les besoins diminuent, mais cela ne signifie pas qu’il faut supprimer les féculents : ils restent utiles pour couvrir les besoins vitaux de l’organisme (battement du coeur, respiration..) et contribuer à l’équilibre alimentaire.

Lorsque les apports énergétiques sont insuffisants de façon répétée, le corps met en place des mécanismes d’adaptation pour économiser et stocker davantage d’énergie. À long terme, cela peut perturber la régulation naturelle de l’appétit et du métabolisme.

Comment mesurer facilement sa portion de féculents sans balance ?

Peser son riz ou ses pâtes à chaque repas peut vite devenir contraignant. J’ai créé un gobelet doseur permet d’obtenir rapidement la quantité adaptée selon son profil sans calcul ni balance.

Le repère : la portion de féculents cuit doit représenter 25% de votre assiette soit votre poing de la main fermé.

Féculents et microbiote

Saviez-vous que la façon de préparer vos féculents peut influencer la santé de votre microbiote intestinal ?

Lorsque certains féculents, comme les pommes de terre, le riz ou les pâtes, sont cuits puis refroidis pendant plusieurs heures (idéalement au moins 6 heures au réfrigérateur), une partie de leur amidon se transforme en amidon résistant. C’est notamment le cas lorsqu’on pratique le batch cooking ou que l’on consomme des restes préparés la veille.

Cet amidon résistant agit comme un prébiotique, c’est-à-dire qu’il nourrit les bonnes bactéries présentes dans notre intestin. En le fermentant, ces bactéries produisent des acides gras à chaîne courte (butyrate, propionate et acétate), de véritables alliés pour notre santé.

Ces composés jouent plusieurs rôles essentiels :

  • Ils contribuent à l’équilibre du microbiote intestinal.
  • Ils participent à la prévention de certains troubles digestifs.
  • Ils soutiennent le bon fonctionnement du système immunitaire.
  • Ils participent à la protection contre certaines maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, comme la Maladie de Crohn ou la Rectocolite hémorragique.

Une bonne raison de ne plus culpabiliser à l’idée de manger une salade de pommes de terre ou un riz préparé la veille !

Les féculents, ça fait grossir ?

C’est une idée reçue ! C’est la manière de les préparer (sauces grasses, fromage râpé en grande quantité, pommes de terre frites…) qui risque de nous faire grossir.

Sur le pain, si vous ajoutez de la matière grasse (ex : beurre), une fine couche suffit pour le goût. Idem pour la pâte à tartiner !

Avec les pâtes ou le riz, plutôt que les sauces grasses, préférez une sauce à base de yaourt, de tomates pelées, une sauce tomate avec un peu d’huile d’olive

Pour les pommes de terre, préférez la cuisson à l’eau ou à la vapeur avec une noix de beurre.

Intégrez plus souvent les légumes secs dans les salades, purées ou potages. Consommés avec des céréales (semoule et pois chiches, riz et lentilles, maïs et haricots rouges), ils apportent des protéines de bonne qualité et peu coûteuses !

J‘ai du mal à digérer les légumes secs !

Voici quelques astuces : privilégiez d’abord les lentilles, et introduisez progressivement les autres légumes secs dans votre alimentation.

Pour les cuisiner, faites-les tremper dans l’eau (minimum 8h) et jetez l’eau de trempage, puis faites-les cuire avec des herbes telles que la sarriette, la sauge ou le cerfeuil. Vous pouvez aussi les mélanger à d’autres légumes en purée ou en potage.

Cuisiner les féculents

Il existe de nombreuses façons de cuisiner les féculents :

En préparations : gratin de pâtes, ravioles, lentilles en boîte, polenta, risotto, couscous, gnocchis, purée de pommes de terre et de légumes, de pois cassés…

Vous pouvez aussi opter pour les surgelés (paëlla, couscous…).

En soupes : pommes de terre, lentilles ou pois chiches mariés à toutes sortes de légumes (carottes, poireaux, tomates, épinards…).Il suffit de les cuire et de les passer au mixeur.

Vous pouvez aussi ajouter des vermicelles dans un potage ou même des pâtes “alphabet” pour les enfants ! Pensez aussi aux recettes asiatiques à base de vermicelles ou de nouilles de riz.

En salades : pâtes, riz, semoule, lentilles, pommes de terre, fèves s’associent délicieusement aux légumes crus : champignons, poivrons, tomates, oignons…

Au dessert : gâteau de semoule, riz au lait, pain perdu…

En repas sur le pouce :  tartines salées (pain de campagne, jambon, tomate par exemple), cake à la tomate et au chèvre…

Les matières grasses : ennemies… ou alliées indispensables ?

Les matières grasses : ennemies… ou alliées indispensables ?

Les matières grasses : ennemies… ou alliées indispensables ?

Longtemps diabolisées, les matières grasses souffrent encore d’une mauvaise réputation. Pourtant, elles sont essentielles au bon fonctionnement de notre organisme.
Dans cet article, je vous aide à mieux comprendre leurs rôles, à faire les bons choix au quotidien…

À la fin, vous pourrez retrouver une fiche mémo sur les matières grasses pour vous accompagner dans votre alimentation.

Matière grasse et acides gras

Les matières grasses, aussi appelées lipides, sont composées en grande partie d’acides gras, qui déterminent leurs effets sur notre santé.

On distingue trois grandes familles : les acides gras saturés (AGS), les acides gras monoinsaturés (AGMI) et les acides gras polyinsaturés (AGPI).
Ce sont ces acides gras qui vont influencer la qualité d’une matière grasse : certaines vont être plus intéressantes pour le cœur et le cerveau, tandis que d’autres doivent être consommées avec plus de modération.

Les lipides ne servent pas uniquement à “faire grossir” comme on l’entend souvent : ils jouent un rôle essentiel dans l’organisme. Ils participent à la production d’énergie, à la structure des cellules et au bon fonctionnement du cerveau.
L’objectif n’est donc pas de supprimer les matières grasses, mais d’apprendre à faire les bons choix et à varier les sources.
Et parmi ces acides gras, certains sont particulièrement intéressants pour la santé… comme les oméga 3 que l’on va voir juste après.

Les oméga 3 : qu’est-ce que c’est exactement ?

Les oméga 3 font partie de la grande famille des acides gras polyinsaturés, au même titre que les oméga 6. Les oméga 9, quant à eux, appartiennent aux acides gras monoinsaturés. Contrairement aux acides gras saturés, souvent associés aux maladies cardiovasculaires lorsqu’ils sont consommés en excès, les oméga 3 sont indispensables à notre santé. Pourquoi ? Tout simplement parce que notre corps ne sait pas les fabriquer. Cela signifie qu’ils doivent impérativement être apportés par l’alimentation, sous peine de carences et de dysfonctionnements. Les oméga 3 jouent des rôles clés :
  • source d’énergie
  • constituants des membranes cellulaires
  • protection des neurones (gaine de myéline)
  • bon fonctionnement du cerveau et de la vision
omega 3

Le ratio oméga 6 / oméga 3 : un équilibre crucial

Les oméga 3 et oméga 6 sont tous deux essentiels… mais ils doivent être équilibrés. Dans l’idéal, notre alimentation devrait contenir environ 4 à 5 fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3. Problème : l’alimentation occidentale moderne explose ce ratio, avec parfois 10 à 15 fois trop d’oméga 6. Or, en excès, les oméga 6 favorisent :
  • l’inflammation
  • certaines pathologies cardiovasculaires
  • des troubles métaboliques
  • la multiplication des cellules du tissu graisseux, et donc favoriser la prise de poids sur le long terme.
D’où l’importance de réintroduire suffisamment d’oméga 3 au quotidien.

Mon astuce pratique

Pour ne pas oublier d’en consommer, préparez un petit mélange de graines et d’oléagineux à emporter partout avec vous.

Variez-les au maximum pour profiter de tous leurs bienfaits (environ 20 à 30 g par jour), et transportez-les facilement grâce à mon pochon en tissu réutilisable.

Mon panier KAZIDOMI

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Des fruits à coque :

– L’amande :

– La noix

– La noix du brésil

– La graine de sésame

– La pistache

Les graines

– Graines de chia moulues : riche en oméga 3 et prébiotiques

– Graines de lin : comme les graines de sésame, privilégier la forme moulues pour une meilleure assimilation

– Les  graines de courges très riche en zinc et en oméga 3

Huile et beurre :

– Huile Quintesens:  Championne des vinaigrettes, elles contient des oméga 3, oméga 6 et Vitamine E (la vitamine anti-âge)
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Et pour aller plus loin…

Comprendre les matières grasses peut vite devenir complexe : c’est exactement pour ça que j’ai créé une fiche mémo claire, visuelle et facile à utiliser, qui regroupe :

  • les différents types de matières grasses
  • leurs rôles
  • les meilleures sources alimentaires
  • les bons réflexes à adopter au quotidien

Un outil simple pour faire les bons choix sans se prendre la tête ✨

Fiche mémo matières grasses